Le 13 juin 1940, les autorités françaises déclarent Paris "ville ouverte", afin d’épargner la Capitale des bombardements et de la ruine.
Le 14 juin, les troupes allemandes entrent dans Paris.
Le drapeau nazi flotte sur les bâtiments publics.
Le couvre-feu est instauré.
Pour l’Assistance Publique-Hôpitaux de Paris, la conséquence quasi immédiate de cette occupation va être la dépossession de 4377 lits.
Dès les premiers jours de juillet 1940, les autorités allemandes occupent, sans ordre de réquisition, les hôpitaux Beaujon, Lariboisière et La Pitié.
À partir du 3 juillet, malades et personnel français sont évacués en urgence vers d'autres hôpitaux de la région parisienne, des cliniques privées et les locaux de la Fondation Deutsch de la Meurthe, à la Cité universitaire de Paris.
En préambule aux 120 photographies présentant la vie quotidienne de ces trois hôpitaux pendant l’occupation, le lecteur trouvera les principales circulaires émises par l’Assistance publique - Hôpitaux de Paris pour le second semestre 1940, ainsi que divers textes de loi, promulgués par le Haut commandement militaire allemand pour la zone occupée, en lien direct et parfois indirect avec la santé et l'hôpital.
En quelques pages, tout est dit sur le sort qui attend les malades et le personnel :
Des privations pour tous ;
Et pour d’autres, la délation, la révocation, pire parfois…
120 photos originales d'époque. |